Un conducteur dont le permis a été suspendu ou annulé est directement fiché à l’Association pour la gestion des informations sur le risque en assurance (AGIRA). Les assureurs le considèrent dès lors comme un client à risque. Ils décident donc, soit d’augmenter le montant de la prime, soit de ne pas couvrir l’individu concerné. Dans les deux cas, il n’est pas facile pour un conducteur résilié de se faire assurer. Pourtant, il devra trouver une solution afin de couvrir à nouveau son véhicule. Généralement, il doit accepter les surprimes. Mais, d’autres alternatives peuvent être envisagées.

Retrait de permis : quelle conséquence au niveau de l’assurance ?

Dans les contrats d’assurance auto, une clause stipule que le contrat concerné sera automatiquement résilié en cas de retrait de permis dû à la consommation d’alcool. L’assuré sera donc dans l’obligation de trouver une autre compagnie d’assurance pour protéger son véhicule. Mais la tâche n’est pas aisée. En effet, plusieurs raisons (liées à l’alcoolémie) justifient la résiliation d’un contrat d’assurance auto.

  • Lors d’un contrôle, l’assuré affiche une alcoolémie positive.
  • L’assuré est impliqué dans un accident provoqué par l’alcool.
  • Face à l’un ou l’autre des cas précédents, le permis du conducteur a été temporairement ou définitivement retiré.

Peu importe la situation dans laquelle se trouve l’assuré, il devient un client à risque pour son prochain assureur. La plupart des sociétés refusent d’assurer des personnes avec ce type de profil, mais certaines proposent des offres entièrement adaptées. Ainsi, on trouve notamment sur www.assurance-auto-stupefiant-alcoolemie-retrait-permis.com une offre d’assurance retrait de permis spécialement conçue pour les conducteurs dont les contrats résiliés pour alcoolémie. Elle contient les garanties qui conviennent suivant le cas, et le client peut faire une demande de devis sur le site pour s’assurer que la formule correspond à son budget.

Résiliation pour alcoolémie : quel impact sur la nouvelle assurance

Lorsqu’on parle d’offre adaptée au profil de conducteur résilié, il s’agit d’un contrat dont les garanties profitent tant à l’assureur qu’à l’assuré. En réalité, les sociétés qui acceptent de couvrir un client à risque sont obligées de trouver le moyen de se protéger, surtout lorsque le profil montre que le client a tendance à récidiver. Pour cela, elles proposent une surprime qui dépend des antécédents du conducteur.

Le montant de la prime ordinaire sera majoré de 50 % si la suspension du permis est survenue lors d’un simple contrôle d’alcoolémie sans sinistre. Si par contre le permis a été retiré au conducteur pour une durée de six mois, la majoration est de 100 %. Cette majoration passe à 400 % si les infractions sont multiples ou en cas d’accident grave avec un taux d’alcool supérieur à 0,8 g/l de sang après une récidive.

C’est pour cette raison qu’il est préférable d’adopter une formule adaptée. Cette dernière est conçue pour réduire les coûts pour l’assurance. Le fait est qu’un client à risque est plus susceptible de causer des accidents. Alors, les compagnies proposent en général la responsabilité civile et d’autres garanties indispensables comme la couverture corporelle du conducteur, la couverture en cas de vol, d’incendie ou de catastrophe naturelle.

Comment s’assurer après un retrait de permis pour alcoolémie ?

De ce qui précède, on retient que des assurances auto pour conducteur résilié existent pour les profils à risque. Cependant, en raison de l’absence de certaines garanties, cette solution peut sembler légèrement désavantageuse. Voilà pourquoi, puisque de nombreuses offres existent, il suffit de les comparer et de déterminer la plus avantageuse. Plusieurs sociétés réduisent leurs marges pour permettre au client de ne pas trop être lésé. De plus, les surprimes disparaissent généralement après deux ans sans délit ou infraction. Alors, cette solution, bien que plus coûteuse, est la plus fiable pour s’assurer après une suspension de permis pour alcoolémie.

Tout de même, d’autres alternatives sont disponibles. Le conducteur peut par exemple louer une voiture au détriment de son propre véhicule. Dans ce cas, c’est la société de location qui assure le véhicule. Le conducteur n’a donc pas de soucis à se faire. Une autre solution consiste à souscrire la nouvelle assurance au nom d’un tiers. Par exemple, si le conjoint a l’habitude de conduire le même véhicule que l’ex-assuré, il est possible d’inscrire son nom sur le nouveau contrat. N’ayant pas d’antécédent d’alcoolémie, le contrat sera rédigé sous le régime classique.

S’il n’existe pas de tiers à qui confier cette tâche, le conducteur peut vendre son véhicule pour en acheter un autre qui ne nécessite pas de permis, ou encore un scooter. Évidemment, assurer ces derniers revient moins cher. Toutefois, il n’y a nul besoin d’opter pour une solution aussi drastique si le permis de l’ancien véhicule a été suspendu seulement pour 2 ou 6 mois. Par ailleurs, au lieu d’acheter un véhicule sans permis ou VSP, il est possible de se procurer une voiture d’occasion qui a moins de puissance et plus de kilomètres au compteur. Cette astuce permet de réduire le montant de la prime. Car ces caractéristiques entrent en ligne de compte dans le calcul du coût de l’assurance.

Il peut arriver aussi qu’un conducteur ne désire pas recourir à ces solutions assez complexes, ni aux assurances retrait de permis pour les conducteurs résiliés. Il ne lui reste qu’à trouver une société qui accepte de lui proposer un contrat normal. Si dans cette démarche, le résilié essuie beaucoup de refus, il peut décider de saisir le BCT (Bureau Central de tarification) qui a pour but de trouver une assurance auto aux résiliés. Car, malgré la possibilité d’appliquer des surprimes, certaines entreprises d’assurance ne désirent pas avoir de client dont le contrat a été résilié pour alcoolémie dans leur base. Le BCT peut les obliger à couvrir le conducteur. Par contre, si elles acceptent, elles ont le droit de proposer plutôt une assurance au tiers. Or, cette dernière n’est pas efficace pour les personnes qui conduisent beaucoup ou qui ont un véhicule neuf.

En somme, un résilié va difficilement trouver une nouvelle assurance auto standard pour son véhicule. La solution la plus simple et conseillée est d’avoir recours aux assurances pour conducteur résilié. Elles sont gratuites et sans engagement. De plus, elles n’obligent pas à trouver des parades ou encore à saisir le BCT.