Malgré une législation en la matière la plus dure d’Europe, la France figure en tête des pays consommateurs de cannabis. Cela marque sans doute l’échec de la politique dure et répressive menée ces dernières années. Désormais, il n’est plus tabou d’évoquer dans le débat public une dépénalisation voire une légalisation de cette drogue. Aussi, il semble important d’être bien informé pour que chacun puisse se faire une idée sur la question. Voici donc quelques informations concernant la célèbre marijuana.

Qu’est-ce que le cannabis ?

En latin, ce terme désigne une plante nommée le chanvre. Celui-ci possède des propriétés psychotropes dans certains cas grâce à la présence de Delta 9 Tetra-Hydro-Cannabinol que vous connaissez sans doute mieux sous le terme de THC. Ce principe actif va avoir une influence sur les sensations et les perceptions en altérant le système nerveux central.

Originaire d’Afrique, la plante a su évoluer génétiquement grâce à l’intervention humaine au cours des siècles. La culture du cannabis est désormais possible sous presque toutes les latitudes. Ce plant est sexué et seules les femelles donnent des fleurs qui seront ensuite séchées. On nomme le produit ainsi obtenu marijuana, weed ou encore beuh. Il sera enfin consommé en le fumant seul ou accompagné de tabac. Au fil de l’évolution, l’Homme a également découvert des vertus psychotropes à celle de la beuh dans la résine de la plante. Grâce à diverses méthodes d’extraction, il devient possible de la récolter et d’en faire une pâte. Cette dernière va durcir et donner le fameux haschich que l’on trouve si fréquemment en France. Pour le consommer, il faudra chauffer cette pâte avec un briquet et l’émietter dans une feuille à rouler avec du tabac.

Il convient d’apporter une importante précision. Il ne faut en effet surtout pas confondre le shit ou la beuh avec la fleur de CBD. La consommation et la vente de cette dernière sont tout à fait autorisées en France. Pour en savoir plus à son sujet et commander en ligne votre premier produit CBD, rendez-vous sur https://weedy.fr/.

Les différentes molécules

Si le cannabis est utilisé par l’humanité depuis des milliers d’années, il aura fallu attendre tout de même 1964 pour que la molécule de THC soit scientifiquement identifiée par le chimiste israélien Raphaël Mechoulam. Il s’agit incontestablement de la substance la plus connue de cette plante. Il faut pourtant savoir qu’il en existe plus de cinq cents ! C’est probablement parce que ce cannabinoïde psychoactif est le responsable de l’effet relaxant du cannabis pour un usage avant tout récréatif. On constate d’ailleurs une nette augmentation des taux moyens de THC dans les variétés depuis les années 1970. Cela s’explique principalement par une politique de sélection et de croisement de variétés aux fortes concentrations.

Il convient toutefois de préciser que la renommée du THC commence à être fortement menacée par un nouveau venu ou presque, le cannabidiol ou CBD. Ce dernier rend déjà de nombreux services à travers le monde et figure à la première place des substances utilisées dans le cadre de l’usage médical du chanvre. Contrairement au THC, le CBD ne procure pas le moindre effet psychoactif. Il ne se fume pas non plus et s’utilisera plutôt en infusion ou en inhalation. Il présente de plus l’avantage d’être totalement légal sur le territoire français.

Des niveaux différents de THC

La course à une concentration toujours plus élevée à conduit à l’apparition de nouvelles variétés présentant plus de 30 % de THC. C’est près de cinq fois plus que la beuh en circulation dans les années 1970. Vous l’ignorez peut-être mais la qualité d’une weed (goût, arômes, effets) est très importante pour les connaisseurs. Quelque part, il s’agit pour eux d’une véritable passion. Comme dans le domaine du vin, des prix sont décernés aux meilleurs productions de marijuana, le plus célèbre d’entre eux étant très certainement le trophée néerlandais, la Cannabis Cup.

Mais, depuis l’ouverture du marché légal américain, une nouvelle tendance est apparue. Si les plus anciens étaient effarés par un taux de 30 % de THC, on trouve facilement des produits à vapoter avec des concentrations supérieures à 50 %. Pire encore, il est tout à fait imaginable de trouver légalement, dans certains états américains, des cristaux de THC qui affichent un taux de (tenez-vous bien) 99 % ! Il s’agit tout simplement de la molécule pure ou presque. Aussi, il est fortement conseillé de ne pas les utiliser en raison du risque potentiel pour votre santé.

Les effets

La plupart des consommateurs décrivent souvent le premier effet comme une sensation intense de relaxation. Il existe pourtant une faible proportion d’utilisateurs qui ne ressentiront pas le moindre effet majeur sans que la science ne sache bien en expliquer la raison. Dans un deuxième temps, se produira l’apparition d’une énergie supplémentaire et parfois même d’un net appétit. Vous passerez alors par une troisième et dernière phase moins active. Elle laissera place à un état proche de la somnolence mais aussi à une plus libre divagation de votre esprit. La durée de l’ensemble de ce processus varie également en fonction des individus.

A plus long terme, l’utilisation régulière de cannabis peut s’apparenter à une véritable toxicomanie. Heureusement, il s’agit de cas rares dans lesquels le cannabis est souvent utilisé en complément avec d’autres produits plus forts tels l’alcool ou les drogues dures. Le consommateur ressentira alors un manque plus psychologique que réellement physique comme pourrait l’être le sevrage de l’héroïne par exemple. Enfin, vous trouverez peut-être certaines publications évoquant un lien possible entre la molécule de THC et des maladies comme la schizophrénie et la paranoïa. D’après les dernières études, il semblerait plutôt que la molécule accélère le déclenchement de ces maladies chez les patient sprésentant un terrain déjà favorable sur le plan génétique.

Que dit la législation française ?

La détention, la consommation et le transport de cannabis, peu importe la forme (résine, fleur ou huile par exemple) et la quantité, sont interdits sur le territoire français conformément à la loi du 31 décembre 1970. Pour ce délit, les peines encourues peuvent grimper jusqu’à un an d’emprisonnement ferme ou une sanction financière de 3 750 euros. Si l’organisation d’un trafic est démontrée lors de l’instruction et retenue par le juge, elles sont majorées et peuvent conduire à cinq années d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

Certains d’entre vous sont peut-être étonnés d’apprendre l’existence de sanctions. En effet, en pratique, les jugements sont rarement prononcés. Les forces de l’ordre préfèrent souvent laisser repartir un simple consommateur en possession de quelques de grammes (en lui subtilisant évidement la drogue au préalable) afin de s’éviter de lourdes formalités administratives. De plus, imaginez l’engorgement des tribunaux, si chaque consommateur français devait un jour être jugé pour avoir fumé un joint ! On observe cependant des disparités sur le territoire quant aux quantités ainsi “permises”. Avoir une dizaine de grammes sur soi peut ainsi être répréhensible en milieu rural mais pas dans les grandes villes.