Cela fait maintenant plusieurs mois que je rêve d’acquérir des Jordan Spizike. N’étant pas une Sneaker Addict, mes connaissances dans le domaine sont pour le moins..limitées. Plusieurs fois tentée de les acheter à Paris, j’ai finalement décidé qu’il était préférable de plutôt les acheter ici, puisque j’avais toujours cru comprendre que la Grosse Pomme était le temple, la MECQUE des accros aux sneakers, rares ou non.

J’ai donc décidé d’aller dans un des stores les plus respectés du genre: le Flight Club.

Le design intérieur de la boutique m’a tout de suite plu et pour ainsi dire, on a plus l’impression d’être dans un musée de la basket que dans une boutique. Celle-ci a bâti sa réputation (d’après ce que j’ai pu comprendre) sur le fait de commercialiser des éditions limitées ou des modèles de baskets vintage que l’on ne trouvera nulle part ailleurs. Cela explique le prix de certaines paires, qui vont jusqu’à frôler la barre des 1000 dollars.

Et c’est donc là que commencent mes ennuis… Un vendeur ( charmant à souhait ) vient tout de suite me voir, et me propose de m’aider. Je n’y connais rien alors je me disais que la Spizike est une basket de base au même titre qu’une Air Force One et que je peux la trouver relativement partout. C’était jusqu’à ce que le vendeur éclate de rire et m’explique que ce n’est pas vraiment comme ça que ça se passe…et surtout qu’ils ne l’ont plu. Raison invoquée: les français !

Oui, vous avez bien lu. Dès que je lui ai dit que je recherchais des Spizike, il m’a répondu (et je n’invente rien): “Vous n’avez pas du tout l’accent, mais je parie que vous êtes française, n’est-ce pas ?”

– ” Oh mon Dieu ! Comment vous avez su ???? “

– “Les seules personnes qui achètent des Spizike ici, ce sont des françaises, précisément des parisiennes. Pas vrai ? (il demande à son collègue, qui acquiesce tout de suite). Les américaines n’achètent pas ce modèle, elles préfèrent des sneakers plus…Euh…basiques disons (rires)”.

Bon, c’est lui qui l’a dit hein..Bref, il me refile une adresse où je pourrais en trouver, mais celle-ci est à l’autre bout de Broadway..Que je décide de remonter à pieds. Mes pieds s’en souviennent encore. Toutefois, j’arrive donc à la boutique en question (Michael Kay) et devinez quoi ? Je tombe sur un client français qui vient d’embarquer la DERNIERE paire de Spizike et passe commande pour son prochain achat. Sans espoir, je file voir le vendeur, espérant qu’une paire se cache au fin fond de la réserve…Peine perdue, il me dit que la Spizike blanche n’est pas hyper-courante en boutiques, et surtout que beaucoup de français (les proprios de stores français) achètent la plupart du temps en avance, anticipant l’arrivée en boutiques. Du coup, il m’a conseillée d’aller sur…Ebay. Voilà donc. J’ai maintes fois repoussé l’achat à Paris, pensant que je trouverai mieux et moins cher à New York, et finalement, je vais devoir acheter en ligne. How ironic, “MEURCI LO FRONCE” *accent local* !

*Qualité photo dûe à des photos prises en douce, you already know