lundi 18 janvier 2010

Femme du Cameroun: de camerounaise à cameruineuse?

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camerounaise
 (Et oui! Outre le fait de revoir le design une fois de plus, j'ai décidé de poster au moins une fois par jour tant que j'ai le temps et quand il y a l'inspiration...). Je viens donc aujourd'hui vous parler de la femme camerounaise. Mais avant d'en arriver à ce qui est évoqué dans le titre, je voudrais d'abord aborder le côté culturel de l'article.

Le Kaba Ngondo
Derrière ce nom à l'apparence bien traditionnel, se cache le vêtement représentatif de l'identité féminine camerounaise. Mais je préfère éviter l'expression de vêtement traditionnel tant elle conforte dans l'idée selon laquelle tout ce qui vient d'Afrique est rustique, traditionnel, extraordinaire, "exotique" alors que ce qui vient d'occident est tout simplement normal, mais passons... Le Kaba Ngondo se distingue des autres "Boubouss" africain de par sa forme: robe très évasée plus on va vers le bas, il se décline aujourd'hui sous diverses formes parmi lesquelles le militaire, le présidentiel, le cellulaire (très court)... Ce vêtement nous vient à l'origine des femmes Sawa, peuple côtier du Cameroun, où les femmes l'arboraient en particulier  lors du grand rite appelé Ngondo, qui je pense pouvoir l'affirmer, est l'un des rites les plus importants (en terme du nombre de participants) d'Afrique centrale ayant subsisté de nos jours. Depuis, ce vêtement à la base traditionnel s'est vu popularisé au Cameroun, tout comme une grande partie de la culture Sawa d'ailleurs (on peut croire là que je vente ce peuple, mais figurez-vous que je suis Beti, mais je pense qu'il faut donner à César ce qui est à César...). Et donc aujourd'hui, bon nombre de camerounaises ont ce vêtements dans leur placard et pour ceux qui comme moi ont très souvent vu les mères le porter lorsqu'ils étaient jeunes, peut-être eux-aussi sont déjà allés se planqués sous le Kaba de leur mater! Donc vous reconnaîtrez ainsi une camerounaise dans la rue grâce à cet habit (cf images). Mais attention, femme camerounaise en Kaba qui attache autour de sa taille un foulard ou un pagne ne présage rien de très agréable, et mieux vaut ne pas rester dans les parages.

Mais pourquoi de camerounaise à cameruineuses
En effet, certaines de mes compatriotes pourront m'approuver sur le fait qu'elles ont déjà fait fuir au moins un homme juste en répondant à la question : "Tu es de quelle origine?". C'est dire le malaise qui règne car j'ai beau connaître de nombreuses camerounaises et ayant moi-même des femmes camerounaises dans ma famille, j'en connais très peu qui mérite cette réputation. Doit-on là en déduire que c'est le fait d'une minorité? Je ne pense pas non plus.
Je me souviens encore de ce comorien qui nous raconta sans nous connaître le cas d’une de « nos sœurs noires qui lui font honte», prostitué dont on avait retrouvé le corps et qui était d’origine camerounaise (il a dû finir de raconter son récit pour nous demander de quelle origine moi et mon cousin étions). Je me rappelle aussi de ces antillais discutant à cinq heures du matin dans le métro, l’un disant à l’autre « Ne t’inquiète, c’est une camewounaise, tout le monde sait qu’elles niquent toute à dix ans ». Et plus récemment, il y a eu J. parti offrir un mariage phénoménal à une connaissance au pays et qui déambule désormais tel un SDF, mais également A qui s’est suicidé ne pouvant plus rien faire face à sa femme camerounaise qui le tenait par leur enfant… Bref vous l’aurez compris, la camerounaise fait rage ici dehors.
Pour moi la camerounaise, c’est comme la rose : belle et raffinée, mais qui s’y frotte s’y pique s’il ne sait pas comment la cueillir. De même, qui ne s’en occupe pas la verra se faner, d’où cette réputation de matérialiste, voire d’escroc. Et pourtant c’est sans doute l’une des plus indépendantes et féministe d’Afrique. Mais d’où vient donc cette impression que les femmes du Cameroun n’ont ni complexes, ni pudeur ? Principalement du facteur religieux, le Cameroun est l’un des rares pays africain à ne pas disposer de religion dominante et par conséquent de lois dictées par une conduite religieuse à l’instar des autres pays africains qui pour la plupart sont au moins influencés par l’Islam. Il est une chose qu’il faut souligner également, c’est que la femme camerounaise possède cet art de s’occuper de « son homme ». ce qui explique sans doute ce fait que les mêmes hommes qui se disent victimes des « ces camerounaises » sont encore ceux qui sont en quête de celles-ci, on a l’impression qu’ils sont accros. Et pourtant, c’est devenu comme le tabac : tout le monde sait que ça vous mène à votre perte, mais le nombre de prétendant ne cesse d’augmenter...