Entre nous, de la même manière que la femme camerounaise est l’ambassadrice des A.C.M.B (Africaine Cherche Mari Blanc), de la même manière les zaïrois et zaïroises sont les ambassadeurs des P.N.A.D.C (Personnes Noires A Deux Couleurs) ou les « dégradés », « délavés ambulants », etc. (choisissez un vous laissez les autres).
Vous les reconnaissez facilement : à 10 km, ces personnes sont très claires de peau, mais il suffit de zoomer pour se rendre compte du leurre : Articulations et zones entre les doigts plus sombres que le reste du corps, et d’un sombre qui tire d’ailleurs vers le gris (Hein ? Je vous l’accorde). Et oui mon frère, ma sœur, il fallait bien frotter ! Et puis même, la couleur claire de leur peau n’est pas comparable à celle de personnes naturellement claires, ce qui donne un résultat assez« sale » qui nous pousse à se demander le véritable intérêt du décapage. Le terme qui résume ce viol visuel est court et simple: « GÂTE». En plus, tu as cette impression que tes yeux « déconnent » et qu’ils te renvoient l’image qui est en face de toi tel un écran d’un appareil oxydé (qui a pris l’eau), c’est-à-dire quand les couleurs, pardonnez l’expression « partent en couilles ». Quelque fois, certaines femmes ayant une forte pilosité, vous en verrez délavées et qui ont osé oublier d’enlever les quelques poils qui leur font office de barbe, on parle d’«Un tantine délavé ». Mais dans l’ensemble, on obtient des spécimens hors du commun, de quoi réclamer des panneaux, post-it « interdit aux âmes sensibles, aux afrocentriques et à tous amateurs de chocolat pur ». Sans vouloir tomber dans la vulgarité, je me suis toujours demander qu’est-ce qu’il en était du bas : la bangala (sexe masculin) et le Wawa (sexe féminin), car j’ai du mal à imaginer les énergumènes y appliquer leur « tchoko ». (Et je me suis également posé la même question quant à Bambi…).
La seule question qu’on a envie de leur poser est : « Il y a même quoi avec vous non ? Hein ? ». Mais francho, éliminez donc cette idée que c’est pour devenir blanc que l’on se décape. J’avoue c’est vrai, c’est tellement beau de pouvoir dire « tu as honte de ta couleur de peau… sois fier d’être noir… » (Au même titre que « je souhaite la paix dans le monde, atchoum ! ») Mais en fait c’est archi-faux. Vouloir être blanc et vouloir être clair de peau, ce n’est pas la même chose, sauf dans le cas de certains afro-américains. Cette croyance est à mettre dans le même panier que : « le blanc bronze pour devenir noir, le noir se défrise les cheveux pour ressembler au blanc… » comme je l’ai évoqué sur l’article sur les faux-cheveux. On doit alors mettre ça sur le compte de qui ? Si c’était l’européen, on vous aurait dit que cela vient d’une constipation de l’esprit qui date de l’enfance où ceux-ci n’ont pas eu leurs portions de manioc suffisantes mais des parents trop souvent absents, avec un père schizophrène… Tout cela pour justifier ce désir de se tremper dans de la javel et autres hydroquinones ou tout terme trop intellectuel mais très nocif pour ces individus. Et pourtant le responsable est là : la société africaine d'aujourd'hui (cf. colonisation?) et ses mœurs. Cela est peut-être une issue de la colonisation, mais les sociétés africaines se sont vues bouleversées par l’apparition de ce qu’on peut qualifier discrimination inter-noire.

Et pour cela concernant le décapage chez la gente féminine, je voudrais ici faire un mea culpa de la part des hommes noirs. C’est vrai au pays, quand tu mises une go qui passe, tu regardes son fessiers (et si elle a la démarche qui le met en valeur, l’affaire peut te tuer), sa poitrine, mais si en plus elle a un tend chocolat au lait qui tend plus vers métisse que vers café du Kenya, alors là tu tombes complètement dans les mangues (pour africaniser une expression bien connue). C’estévident, malheureux et surtout pathétique, quand tu es trop noir, beaucoup ne te regardent pas autant qu'ils le font avec ces femmes claires. Vous pouvez évidemment nous blâmer, mais les tantines, c’est d’abord une histoire d’hommes et non d’hommes noirs. Les Brunes ont le même problème avec leurs hommes en Occident: la blonde attire toute l’attention, avant de se rendre compte qu’en fait elle est vilaine et que sa copine brune est une vraie bombe (ce qui bien sûr n’est pas toujours véridique, bien heureusement). Seulement, si on peut changer de coloration de cheveux autant que l’on souhaite, ce n’est pas la même pour la peau : nous ne sommes pas des serpents.

Et pour cela concernant le décapage chez la gente féminine, je voudrais ici faire un mea culpa de la part des hommes noirs. C’est vrai au pays, quand tu mises une go qui passe, tu regardes son fessiers (et si elle a la démarche qui le met en valeur, l’affaire peut te tuer), sa poitrine, mais si en plus elle a un tend chocolat au lait qui tend plus vers métisse que vers café du Kenya, alors là tu tombes complètement dans les mangues (pour africaniser une expression bien connue). C’est
Quant à ceux qui ont un véritable complexe avec leur peau « trop cirée », « charbonnée » ou encore « carbonisée à gogo », je vais envie de prendre cette phrase à Tonton Chirac, faux-amis de l’Afrique : vous essayez « d’enculer une mouche ». Il est temps que le noir suscite aussi l’admiration quant à son physique (et pas seulement pour ses performances, physiques, artistiques et sexuelles). Cet été, sortons nos crèmes les plus efficaces et mettons-en plus qu’il n’en faut pour que l’on voit notre peau briller comme le verre à des Kilomètres (Dédicace au camerounais qui connaissent l’Huile de palmiste, mboan menyengue). Votre mission si vous l’acceptez, chers mélaninés à gogo : faire en sorte que la première de chose qui soit mise en valeur, soit votre peau, soyez chocolaté sucré, doré (Bon j’avoue là je me suis lâché hihihi).
N.B. Remarquons quand même que même en Europe, les filles au teint mate sont prisées. En fait, sans s’en rendre compte, noirs ou blancs, nous convergeons tous vers l’idéal au teint mate (je n’irai pas jusqu’à dire métisse de peur que les pro-métissages s’y reconnaissent) qui se rapproche de celui des maghrébin (les cousins faut en profiter vous aussi Tchip).
N.B: Notez également que je n'ai pas voulu accentuer sur le fait que ces produits constituent un véritable danger car les gens le savent très bien de nos jours mais s'y aventurent tout de même. Qui cherche trouve, et ce n'est pas en leur parlant de la nocivité des produits qu'on arrive toujours à les convaincre.




















© 2009 Blingcool Et après je me rappell plus la suite