lundi 8 mars 2010

« Tu fais comme si tu ignorais que ce qu’elles aiment ce sont vos gros zizis dis donc ! »

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du sexe de l'homme noir


Difficile de passer inaperçu avec un pareil titre, pas vrai ? Il est signé, une de mes sœurs (comme quoi chez moi les euphémismes n’ont pas de place, le « black » est noir et la « travailleuse du sexe » une prostituée). Ce sont ces paroles qu’elle me balança lors d’une conversation sur les couples mixtes.
Selon moi, les relations mixtes « Black N White » sont très symétriques. J’entends par là qu’elles sont identiques mais en sens inverse. En effet, le constat que j’ai fait sur la plupart des couples mixtes est cinglant : alors que vous verrez des hommes noirs accompagnés de belles et sexy blondes, il est souvent très rare d’apercevoir les femmes noires avec l’équivalent masculin. Les femmes noires auraient-elles de mauvais goût en ce qui concerne l’Homme blanc ? Aucunement. Elles font souvent avec ce que le marché leur propose, c’est sans doute pour cela qu’on pense qu’elles vont toutes pêcher dans « l’étang de ceux qui n’ont pas trouvé pointure parmi les leurs » (et qui se tournent donc vers la Russie, mais également vers tout ce qu’on qualifiait de « Tiers monde »). Mais surtout, en cherchant, vous découvrirez que bon nombre de « blanc BCBG on des deuxièmes bureaux au fort taux de mélanine » (cf. Le Prince Albert II de Monaco ?) ou du moins un penchant pour la « femme chocolat » mais qu’ils n’assument pourtant pas vraiment. Mais la question se pose cette fois-ci en sens inverse quand il s’agit des hommes noirs : les femmes blanches ont-elles des sales goûts en ce qui concerne l’Homme noir ? Vous n’en découdrez pas : votre œil a souvent louché en voyant certains couples dans la rue tant il y a contraste saisissant entre le vilain noir et la belle blanche, au point où vous en venez à penser qu’il l’a maraboutée. Si l’on met le temps de cet article de côté les « lois naturelles de l’amour » et le fait que le statut (sportif, acteur) a contribué dans le cas de couples célèbres, il reste une raison évidente pour beaucoup : le Sexe.

Le wangala (bite) de l’Homme noir a toujours délié les langues. Qui ne s’est jamais retrouvé, par exemple au lycée, seul noir dans une conversation puérile sur la taille du sexe, avec tous les regards inquisiteurs vers soi ? C’est d’ailleurs dans une telle conversation que tu apprends que la règle que tu as pris l’habitude d’emprunter fait des heures supplémentaires dans le caleçon de son propriétaire (J’ai quand même dû attendre la Fac pour réemprunter cet outil à la gente masculine…). J'essuie encore aujourd'hui des blagues (que je vous rassure prend avec beaucoup d'humour) du genre : « tu es capable de te mettre debout en amphi et faire une hélice géante avec ton sexe » (oui, et tous les matins j'en fais un noeud parce qu'il sors de mon pantalon, au niveau de la cheville).
Le mythe de la puissance sexuelle du noir est tel qu'aujourd'hui, certains n’hésitent plus à s’en vanter, ignorant pourtant qu’à l’origine, cette rumeur fut propagée afin de mieux nous bestialiser. L’idée était en effet de dire que les noirs ne sont doués qu’à toute activité qui relève de l’instinct primaire : danser, courir, chanter et forniquer. Seulement, quelques siècles plus tard, ces mêmes occidentaux ou du moins leur descendants, conscients qu’il s’il y en a bien qui désirent forniquer plus que la moyenne, ce sont eux, tiennent désormais à démystifier cette légende. Mais dur de changer les croyances dans une société où la place de la taille du sexe est devenue prépondérante avec l’émancipation de la femme, d’où la gadgetisation de l’homme noir. Nombreuses sont les filles qui vous diront qu’elles ont une copine blanche qui se fait correctement rossée et trompée par celui qui lui fait office de petit ami noir, et pourtant celle-ci « meurt » toujours autant sur lui. Regardez bien, ce n’est plus une question de cœur ça, c’est beaucoup, beaucoup plus bas. Et quand tu vas voir le gars, il est laid comme un poux. C'est bien pour cela que je mets souvent  en garde ces mecs qui sont à fond sur les filles "accros aux noirs": bon nombre d'entre elles ne font pas la différence entre un beau et un laid, la couleur étant le plus important, il n'y a pas de raison qu'elle ne trouve toujours mieux que toi. Mais le pire, c’est quand le phénomène se formalise en quelque sorte : ainsi vous verrez de vielles tantines occidentales à la tête et aux « corps » moisi arpenter les plages africaines ou caribéennes, officiellement pour des raisons touristiques, mais officieusement pour tester le dernier Toysex.  Pour ceux qui en douteraient, demandez-vous : pourquoi le phénomène ne prend pas de l’ampleur en Asie ?

Mais au final, quelle est la réponse à la question ? Le sexe surnaturel des hommes noirs : vérité ou mythe ? Et bien j’ai pris l’habitude de rétorquer ceci : « Mon ami, dis moi un peu, quand toi-même tu vois le débat (fessier) de la majorité des go noires, il ne te vient point dans la cabosse là que, si comme l’énoncent toutes les doctrines, nous sommes la création d’une intelligence extrême, cette dernière n’aurait pas fait les choses dans les règles de la proportionnalité ? ». Autrement dit, ce serait curieux que les femmes noires aient des formes avantageuse et les hommes non, n'est-ce pas vrai? Quand on me dit que les chinois ne sont pas gâtés par la nature, je veux bien le croire quand je regarde leurs femmes semblables à des planches de surf (non pas toutes bien sûr). On peut tempérer en disant qu'on trouve de tout chez tous les peuples, toujours est-il que cela reste tout de même vrai: nous sommes gâtés par la nature. Et ma manière à moi de tempérer consiste à dire:
« Au bout du compte, je suis noir, je sais danser, je pratique l'athlétisme, je suis "gâté par la nature", mais en plus je m'en sors aussi bien, voire mieux que toi dans les études...  »

lundi 1 mars 2010

La niafoulogie: tête moisie, style gâté! Comment j'ai rencontré un niafou.

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niafou

Big Up à mes premiers fans sur la Fesse du Bouc, ça chatouille les narines. Plus sérieusement ça fait énormement plaisir et m'encourage.

Sinon je reviens d'un Weekend à Disneyland-Paris. Outre toutes les attractions les unes aussi palpitantes que les autres, l'un des faits qui m'ont indéniablement marqué fut celui de constater l'ampleur du phénomène contre lequel la « toile afro » s'est farouchement révoltée ces derniers temps: la « niafoulogie ». Qu'est-ce qu'une « niafou »? A ce jour, il n'existe aucune définition formelle à ce terme à l'origine malien, mais s'il fallait tout de même y accoler une, je dirais qu'une « nifaou », c'est cette femme noire extravagante, et encore c'est bien avec de la peine que je lui prête ce qualificatif. Alors faute de faire mieux, je vais vous la décrire. La « niafou » est facilement reconnaissable, vous en avez déjà croisée au moins une fois dans la rue. Son style capillaire rend explicitement hommage à ces héros qui ont bercé notre enfance: Sangoku, Sangohan, Power Rangers et autres. Vert, rose, orange, arc-en-ciel, vous en trouverez de tous les goûts, le plus flashy et cheap possible. Quant au style vestimentaire, c’est une tentative d’association des tendances kid colors et Jerk, le tout aromatisé par le mauvais goût de l'individu. Le bouquet final réside tout de même dans le maquillage. En effet, lorsque vous en voyez une de « niafou », vous avez cette sensation que sa session de maquillage s’est déroulée alors qu'elle était assise à l'arrière d'un kimko ou ben-skin (moto taxi du bled) qui roulait sur un chemin parsemé de bosses. Pour ceux qui ne se l'imagineraient pas, pensez à ce que ça donne quand une petite fille de cinq ans veut jouer à la mater (maman) en volant le maquillage de celle-ci. Après, je suis moins adhérant quand il s'agit de stéréotyper leur attitude tant elle ne leur est pas toujours caractéristique. Mais il faut tout même admettre qu’elles sont détentrices du titre de Super-Tchipeuse, au point même que leur bouche ressemble à un Pop Corn. Les « niafous », c'est simple: elles me font peur. Pire que de voir, enfant, le fouet ou la chicotte sur le bureau du maître (au bled), pire que d'entendre ma mère me dire « attends tu vas me sentir ce soir », un seul regard de ces spécimens féminins me donne envie de dépèm' (détaler) en courant. Mais pour le moment, je me contente de changer le trottoir. . Pour ma part, à ma connaissance je n'en fréquente pas, mais je pense que ceux qui en connaissent doivent subir la douloureuse épreuve qui consiste à se faire interpeller en plein centre ville bondé, par un laidron/une sorcière qui ne vous lâche pas tant que vous n'avez pas répondu. Elles sont en effet sans gêne, et se croient toutes permises. Que l'on soit clair, si j'ai la critique facile et dure ici, c'est n’est pas comme dirait ma grand-mère sur les « créatures de Dieu » mais bel et bien sur celles de l’Homme tant je considère qu'elles s'enlaidissent volontairement... J'ai beau comme à mon habitude essayer de me mettre à la place des gens pour mieux les comprendre, rien n'y fait, hormis pour un exposé sur les désastres de la nature, ou pour les clips de Koffi Olomidé je n'y vois  aucune explication plausible. Pour ma part, j'ai rencontré un bon nombre de niafou dans ces soirées afro, et je pense que bon nombre de mecs ont eu cette expérience plus ou moins caricaturée que je vais faire par la suite.

Rencontre avec une niafou
Nous sommes un samedi soir, qui va chômer? Après quelques coups de fils, deux ou trois bipages et des yeux de cochons aux videurs, tu te retrouves dans un club ou une soirée plus ou moins correcte. La soirée bat son plein, jusqu'à ce qu'on balance le somnifère que l'on appelle zouk (tu danses ou tu dors). Dès lors, commence alors la quête visuelle de celle avec qui tu vas aller jouer à frotti-frotta sur la piste de danse. Et là, assise vers le bar, avec un verre qu'elle conserve depuis 3 heures grâce aux glaçons qui ont fondu, tu repères une miss. Bien entendu, dans la nuit, tous les chats sont gris et dans le noir tous les noirs le sont encore plus (et c'est dans le noir qu'on reconnaît les noirs qui ont les dents propres). Alors, il te faut te fier à l'emballage, ne pouvant deviner le visage. C'est pourquoi, avec la rage de celui qui ne veut pas coller le mur, tu t'avances vers celle-ci, et après lui avoir montrée que tu possèdes un verre (et donc que tu peux potentiellement lui en offrir un, sinon elle a mal aux pieds), la nga (fille) accepte de danser. Quelques pas plus tard vous voilà sur la piste, peu de temps après la phase de positionnement et de démarrage. C'est alors que tu poses ta main sur son épaule, afin d'entreprendre le parcours périlleux qui doit aboutir à ses lass (fesses). Et là, bizarrement ta main glisse toute seule, Ekié (marque l'étonnement), « mademoiselle aurait-elle mis trop de crème pour que ça glisse comme le gombo comme cela? ». Et Bien non, il semblerait que ce soit juste de la transpiration... Yeuch! Bien entendu, entre temps, celle-ci t'a enlacé au niveau du coup, laissant ainsi respirer ses aisselles et te faisant découvrir qu'elle est « déodophobe ». Dans des moments pareils, une seule question te taraude: « Dieu qui m'a même envoyé non? » Mais enfant bien poli comme tu es, tu continues l'affaire jusqu'à la prochaine occasion de fuir. Mais c'était sans compter sur la phase la plus sensuelle du voyage, celle où vous corps sont au summum du collage même. Et là, pire que lorsque l'eau pénètre dans les narines, une odeur te zigouille le nez comme jamais et la seule pensée qui te vient est alors : « Iiiiich (Beurk), la go ci a du planqué un rat mort dans son tissage, Tchiééé ». Inutile de préciser que l'heure est grave, et si l'idée en venant, de vous sucer les bouches t'était venue, la voilà désormais censurée à jamais. Il faut maintenant trouver une technique échappatoire: « Mais dis moi chéri coco, tu m'as l'air fatiguée, on n'arrête là, ne t'inquiètes pas - Non mais c'est bon - Non non, je ne veux surtout pas t'épuiser beauté fatale ». Et Hop, si tu me revois c'est que je suis le fils à Michael Jackson... Mais vient le clou du spectacle: alors que pour exhorter le monde à quitter les lieux, l'organisateur entreprend d'allumer la lumière: BIM! « Yé Malé (langue Bamiléké)! Ayo mbandé (Douala), A Nti (Beti)! Wokolo (chinois camerounais); Tchiééé! » Le choc en voyant ce que tu as serré tout ce temps et devant tout ce monde. Tandis que la go te soutient un regard qui dit implicitement « j'ai un 06 oh », toi dis est déjà au village de « si je savais » ou plutôt « si j'avais vu ». Dois-je ajouter que depuis ce genre de mésaventure, draguer en soirée est une opération qui nécessite une étude minutieuse préalable des ngas? Mieux, je ne le fais même plus et continue mon combat pour que les sessions Zouk soient limitées dans des soirées.■

Quelques célébrités que l'on peut qualifier d'ambassadrice de la niafoulogie: Nicki Minaj, Lil Kim, Spice (chanteuse de Dancehall)
Pix: photos de jamaïcaines, comme vous pouvez le constater, l'île est un véritable nids à niafou.

dimanche 21 février 2010

Icones de Swagg': Trey Songz // Le parcours stylistique de Blingcool Le blédard

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trey song swagga
Bien que je n'apprécie pas spécialement ce qu'il fait musicalement parlant, étant donné son statut de «chanteur pour go», Trey Songz est officiellement une icône de Swagg pour moi. Il sait se mettre en mode classe, casual ou encore streetwear. Et C'est ça qui est bon. En plus, il a le même parcours capillaire que moi puisque lui aussi a eu son époque tresses. C'était notre période «en mode Yo». Bon Trey ne surf peut-être pas sur l'originalité mais être classique c'est être au moins sur d'être passe partout.

Le parcours «stylistique» d'un blédard: Tome I: Maman je commence à avoir la Barbe, walay!

Le Style évolue logiquement en fonction de l’âge. Quand tu es un mec, tu n’y attache naturellement pas autant d’importance qu’une fille. Et la tâche de te vêtir revient donc ainsi à ta chère mère (sauf si ton père est styliste, ce qui est très rare...).   Voilà comment on se retrouve à aller à l’école avec une paire de sandale et des chaussettes. Bien entendu, tes pantalons, tes sneakers et autres, sont à quelques coloris près identiques à ceux du bindi (petit) frère, enfin, quand celui-ci n’attend pas quand tu les as usés pour les récupérer. Le mien n’a pas eu cette balok (malchance), si vous le voyez maintenant vous comprendrez très vite pourquoi. Puis un jour tu dis à ta mère que tu veux aller acheter tes vêtements toi-même, celle-ci est ravie car elle y voit une once d’autonomie, qui va vite se révéler superficielle puisqu’elle reprendra les choses en main en te voyant ramener un pain chargé au beurre-chocolat au lieu du pantalon ou des babouches que tu devais acheter. Puis vient ce jour où, alors que cette même mère te rapporte quelques vêtements trouvé dans « un magasin comme ça », tu refuses car tu ne te reconnais plus, et tu luis dis « Maman j’ai quelque chose à te dire : les habits que tu me buy hein ce n'est plus bon pour moi, maintenant je vais go buy moi-même, cette fois-ci Popo (pour de vrai) ». Stupéfaite, à elle de te répondre « Ekiééé (marque l’étonnement), ce sont les petits poils que tu as là qui te font déjà refuser mes habits ? a Nti Zamba ! (Seigneur Dieu !) ». Malgré ses réticences,  elle est forcée d’admettre que la rupture doit être consommée, d’autant plus que le lien financier lui se maintient. Et là commence le parcours stylistique individuel.

Tome II: Quand la police et les vigils vous emmènent à changer de style, c'est que c'est gâté.
Pour ma part, comme tous ceux de mon âge j’ai voulu jouer mon Lil Bow wow, même si ça faisait Lil Bang wang comme m’a dit une amie. Influencé par le style  américain et celui des « grands du Kwat’ » (grand du quartier), tu te retrouves à aduler la dernière Air Force One et en même temps la Sebago dite Bago, Mac James et autres marques. Entre temps j’immigre, et continue dans le style « Yo », sans passer par la case Air max et Tn. Mes premières soirées se faisaient en baggy, T-shirt XXL, Air force one non lacées, bref toute la panoplie pour te faire serrer par les keufs en 5 mètres, dans le cas où ça part en « couille ». Et un jour, pour une occasion, tu retrouve le style formel que tu connaissais jeune aux mariages, communions et autres : c’est fut mes retrouvailles avec la « chaussure des Papas et Tonton » aussi dite pointinini, comprenez par là mocassin. Tu as l’impression de porter des talons, mais tu te sens mâture et classe. Puis dans des circonstances hasardeuses, tu reportes une pointinini et tu découvres les joies de rentrer dans un supermarché sans se faire escorter du regard par le gros et méchant vigil. Aujourd’hui si le Baggy est devenu bon pour la maison où les jour où tu veux clairement faire comprendre aux gens que tu es en mode « Faya faya , je n'ai envie de rien foutre aujourd'hui », j’aime toujours autant les belles paires Sneakers et le style streetwear.

samedi 20 février 2010

Pourquoi on ne montre jamais les téléphones portables des Masaï?

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The africa they never show
Il paraît qu’en France, « 2010 sera l’année de l’Afrique ». Mais concrètement qu’est-ce que cela signifie ? Cyril Lignac va-t-il enfin nous donner les recettes du Mpundu, Ndolè et Saka Saka sur M6 Cuisine? L'Éducation Nationale va-t-elle enfin agir pour que la nouvelle génération arrête de penser que « Hakuna Matata » veut dire bonjour en « Africain », langue de ce grand pays qu'est l'Afrique Noire  et dont la capitale est Bamako aussi dite Dakar? Que nenni ! En tout cas niveau culture, on peut toujours repasser (quand le serpent aura les pattes ?). A moins que par « année de l’Afrique » l’on entende faire « encore plus sa fête à l’Afrique noire que d’habitude ». Et dans cette catégorie, je remets l’Oscar à … - roulement de tam-tam - … TF1 : Télévision de ma Fesse N°1 (en partant de la droite).
Même le mboutoucou (idiot) du village et le marginal de la société (celui qui jure ne jamais regarder TF1, qui déteste la tendance Facebook, lutte contre le Capitalisme etc.) n’ont pu ignorer la diffusion de la version récente du programme de la chaîne : La Ferme Célébrités en Afrique, accessoirement « du Sud » selon la production. Le concept : mettre des « stars à recycler » dans ce que Benjamin C. qualifie de « brousse » (« ça pique, ça gratte, ça mord ») afin de les permettre d’en apprendre plus sur le genre humain(Atchoum). Il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir la polémique monter. Ici, le problème que soulève cette télé-réalité repose sur le fait qu’on y voit explicitement les « Zoo Humains modernes», pratique de l'époque coloniale qui visait à exposer telles des animaux les « indigènes » capturés dans les colonies. Mais surtout, on lui reproche le fait que l'émission se révèle être un ramassis de clichés et stéréotypes d'une Afrique sauvage qui fait toujours autant fantasmer.
Le premier prime-time, vendredi, a réservé son lot de grosses ficelles : à Zulu Nyala, les « stars » sont accueillies par une haie de danseurs en pagnes, sagaies à la main, au son du tam tam. L’unité musicale est respectée à Paris, avec les mêmes intermèdes endiablés. Jean-Pierre Foucault, soucieux du détail, possède un calepin « léopard ». La quotidienne (18h15) ne déroge pas à la couleur locale : peau de zèbre au sol, images de la savane sud-africaine en fond d’écran, « Benji » se charge de l'animation.
Des « stéréotypes » qui montrent « le continent en dehors de la civilisation, selon Pap Ndiaye. Pour faire couleur locale, les “célébrités” sont accueillies à l’entrée de la ferme par des “Africains typiques” (...). Pour le reste, il n’est pas encore question des habitants de la région, déserte et “sauvage”. La ferme est présentée comme un lieu de civilisation au milieu de nulle part. »
Source : Sylvain Mouillard – ecran.fr
Du côté des principaux concernés (nous), on n’est pas derrière comme les fesses. Ainsi la grande majorité des africains (de la diaspora en tout cas, je ne sais ce qu’il en est sur le continent) se dit indignée. Sur le réseau Facebook, vous pouvez voir l’apparition de nombreux groupes comme celui « TF1, L’Afrique n’est pas un grand pays… ».Pour ma part je n'en ai intégré aucun, car j'avoue ne pas trop savoir quoi penser. Personne n'ignore que TF1 filme et monte ses images comme elle l'entend. Maintenant, que les Zulu acceptent d'accueillir des «stars» avec leurs danses tribales et autres sasayé, je ne vois pas en quoi, moi camerounais, devrais me sentir concerné et encore moins offusqué. Je veux dire, pourquoi seulement imputer cette caricature de l'Afrique au «blanc», alors qu'à l'heure où nous revendiquons au non de la «communauté noire», d'autres noirs entretiennent les clichés? Ceci je pense devrais d'avantage relancer le débat sur ce que beaucoup appellent exactement «communauté noire» en mon sens trop utopique. En plus, et ça beaucoup dans les propos l'oublient, nous sommes dans un divertissement, visiblement sans intérêt. C'est donc un peu se mentir à soi même que de nier s'attendre à de telles images pour une émission qui porte le mot ferme d'ores et déjà. Je ne vois pas ce que les monuments de Johannesburg et le « monde civilisé» auraient apporté au programme. En Afrique, ce qui intéresse le plus c'est le côté Safari du continent, et non les problèmes sociaux et autres réalités. L'Afrique des entrepreneurs, l'Afrique qui se développe, c'est à nous de la mettre en valeur, ce ne sont pas les médias extérieurs qui le feront (attention tout de même, Afrique traditionnelle, comprenez par là sauvage, n'est pas synonyme d'Afrique sous-développée d'où mon doute sur les revendications de certains). Alors il ne faut pas jouer les ébahis devant un programme télé dont la production et le public ciblé ont un parcours télévisé qui passe de la chaîne n°4 à la chaîne n°6, sans faire escale sur des chaînes comme Arte, qui illustrent elles réellement, la beauté du monde. (oui j'aime Arte et ces documentaires en particulier animaliers: tous ces zèbres qui s'accouplent tandis que les éléphants font mines de ne rien voir et que les Lions attendent la fin pour les dévorer, Mdr).

Bref, vous m'aurez compris, ma part de «Tchié, Tchip les salauds, imbéciles, chiens verts, chouagnes, racistes...» devant les clichés n'a duré que 5 courtes minutes, puis je me suis plutôt mis à prier pour que Francky Vincent ne chante pas «tu veux mon zizi (oui oui oui)» aux belles girafes, gazelles, et autres spécimen de la ferme, tellement cet homme semble «en chien». En parlant de lui, il incarne tout simplement le chef d'État africain: lorsque le pouvoir vous monte à la tête et que vous croyez être arrivé en haut. Autant dire qu'il m'exaspère, plus que l'autre «vedette», Michael Vendetta pour qui le seul truc qui me gène c'est lorsqu'il parle car j'ai l'impression qu'il n'a pas de dents. Je suis d'ailleurs surpris que l'opinion publique rentre aussi facilement dans le jeu du jeune chimpanzé, qui rend fous des «has been» comme David Charvet ou l'homme qui ne savait pas parler la France (Tout le reste je ne connais point, mise à part Miss Paris...Coquine va!). Je pense que bon nombre de ces vieux hiboux ne seraient pas contre le fait d'expédier Vendetta grâce à l'Opération Tambacounda, autre émission qui vise à présenter l'Afrique comme très rude, au point de constituer le cachot pour tous ceux qui perdent le sens des réalités en Europe. Vous n'avez pas mis les pieds au pays et vous n'avez pas comme moi, les moyens? Prenez de la pâte à tartiner et étaler là sur le canapé préféré de votre maman ou plus généralement faites «chier » vos géniteurs. TF1 s'occupe de tout, séjours, hébergement et visites compris, avec en prime quelques cadeaux des villageois. Bon on ne vas pas trop blâmer «Pascal,le grand frère», ceux qui ont grandi au pays savent que c'est monnaie courante pour les parents d'envoyer leurs enfants considérés comme des cas sociaux au village, là où tu marches 10km à pied pour aller au champ ou encore puiser l'eau; où il n'y a pas d'électricité et que tout le monde voit la télé par la fenêtre du riche qui habite au fond du village, près de la vieille que tout le monde soupçonne de sorcellerie. C'est une manière de confronter le jeune à la réalité et le faire comprendre qu'il y a plus dur ailleurs (et avec le temps on réalise combien ça nous manque: les mangues, le maïs, l'ambiance, les chants, les veillés nocturne bercées par les contes et les expéditions les plus folles pour être réveillé façon militaire à 5h du matin par le grand père). Mais bon, vous et moi on sait que lorsque l'on pète soi même ce n'est jamais le même effet que lorsqu'un autre le fait. C'est un peu ce qui me gêne dans le fait que l'Europe utilise l'Afrique comme «son village». L'Afrique est utilisée comme un simple outil, réalité masquée par le fait qu'ils font des actions humanitaires (écoles,etc.) alors que l'objectif reste le même que Pascal le Grand Frère en France.
Mais ce qui me tentionne le plus (camerounisme qui veut dire m'énerve), loin de tous ce débat sur les stéréotypes, c'est de me taper des documentaires pareils. Les gens n'avaient qu'à bien éduquer leurs enfants bon Dieu. Nous ne nous sommes pas pris des claques monumentales à en oublier son nom (par nos parents) pour nous taper le mardi soir, des programmes où on expédie son enfant parce qu'il refuse d'éteindre sa clope à l'heure du dîner (Alors que si ma mère apprends ne serait-ce que j'ai eu l'idée de fumer, elle ira mentir à la police que je suis sans papiers pour me renvoyer revoir mon éducation au bled). Et le dénouement du documentaire est tout le temps le même: on découvre que le jeune cas social a eu des antécédents douloureux dans son enfance... Patati patata des conclusions que si l'on suit à la règle font par exemple de la moitié de la jeunesse somalienne, ou encore des enfants ayant survécu au génocides rwandais, de véritables cas sociaux, et pourtant...

mardi 16 février 2010

Pourquoi j'ai soudainement envie de draguer Rihanna?

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rihanna

Rihanna - Redemption Song ( Tribute for Haïti)
C’est vrai que ces derniers temps, je n’ai pas fait de cadeau à Rihanna, surtout en remettant en cause son soit disant déhanché dans Rude Boy (mais les choses n’ont pas changé dèh). Mais comme on le dit si bien : « sans la liberté de blâmer, il n’ya point d’éloge flatteur ». Et justement en parlant d’éloge, elle est tout simplement magnifique sur ses dernières photos, le genre qui peut tuer. Le seul regret pervers que j’ai en voyant les photos, c’est de ne pas la voir marcher, habillée comme ça et perchée sur des talons pareils. Ca doit être le genre où, lorsque tu te trouves derrière elle, tu ne risques pas de la doubler tellement c’est beau et sexy, et si c’est elle qui freine, et bien toi tu attaches tes lacets… (Ahem ! Je crois que plus tard je vais faire professeur en « Analyse de la démarche féminine » vulgairement nommée « matage de cul » par les incultes). Bon rassurez-vous je n’en suis pas encore à ce point là dans la réalité, mais je confesse que cette idée m’est souvent venue.

En la voyant, loin de fantasmer au point de vouloir, je cite une des go dans ses commentaires sur mon blog, me « trifouiller l’entrejambe » (la go là est forte mdr), j’ai juste envie de la composer (draguer en langage camerounais). Je veux dire que pour une fois, j’y vois une bonne petite amie (vi, comme on disait au collège et au lycée), pas le genre où tu voudrais simplement appuyer sa la touche « Avance rapide » et atterrir à la partie juste après les préliminaires pour caler sur « Repeat ». Je me vois marcher avec elle en lui tenant la main, sans vouloir lâcher en voyant un pote arriver, l’accompagner faire du shopping, perdre mon temps à faire « c’est toi qui raccroches! – Non c’est toi - … » (En général moi j’ai toujours dit « D’accord » dès le début). Bref je me vois faire toutes ces choses que les femmes demandent souvent sur un ton là : « Doudou/Chéri coco/ Bébé/ pourquoi tu ne fais jamais ça avec moi ?Hein ? Joker». Mais en fait pour conclure, je pense que ce qui me plaît sur ce shoot c'est qu'il fait paraître la miss moins "strass et paillettes" aka "je porte tout ce que les créateurs font et dont vous vous demandez qui peut bien porter ces choses" (les modeurs et modeuses en tant que connaisseurs parlent alors de fashion icons). On se rend compte que si Rihanna ne peut non plus prétendre à Miss Etats-Unis, elle est quand une fille, comme tu en croises dans la rue, et qui ne te laisse indifférent.Mais pour rester fidèle à moi même, j'y vois quand même pour une fois, une once de ressemblance avec certaines Beyonce Coulibaly et Rihanna Camara qui essayent de l'imiter.

Sinon, du Coq à l'âne, puisqu'on parle de Rihanna, je suis d'accord avec son cocotier(*), Jay-Z à propos du Remake de «We Are The World»: même s'il reste très bien (Sauf quand tous les rappeurs ouvrent leurs gueules, et T-pain et Lil wayne qui apportent leur voicodeur... Tchip) et qu'il a permis de brasser des millions pour Haïti, il reste tout de même «Untouchable». (est-ce là la raison pour laquelle on ne voit ni sa femme Beyonce, ni Rihanna, son deuxième bureau?). Ils auraient dû comme le préconise le rappeur, écrire un nouveau titre, je pense que ça aurait brassé autant d'argent avec toutes les célébrités présentes .Bon en même temps Jay-Z peut parler avec ce qu'il nous pondu avec Rihanna et Bono de U2 pour Haïti, moi j'ai trouvé qu'ils nous gâtaient simplement les oreilles tellement c'est vilain, le rythme n'a pas de sens et ne colle pas à la cause.

(*) Cocotier est une expression camerounaise qui désigne le «vieux amant  par intérêt »d'une jeune fille, celui l'entretient en quelque sorte.

Rihanna 2

dimanche 14 février 2010

Happy Valentine's day: le gars qui faisait un article de femme

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Saint valentin

Paisiblement installé en caleçon devant mon pc, et entrain de vider un tube entier de crème chantilly en véritable blédard, j'en connais une de pâtissière qui va virer (cf. ma sœur). Le 14 Février, est officiellement la date pour laquelle les amoureux doivent se prouver qu'ils s'aiment, un peu plus que d'habitude, et officieusement une date de plus pour booster la consommation.
Ainsi, alors que beaucoup se préparent à dîner tel au premier rendez-vous, à zouker à volonté jusqu'à en transpirer, pour certaines, ce sera (une fois de plus?) une soirée télévisée en compagnie d'un pot de nutella (devant bridget Jones?). Et pour d'autres comme moi, c'est le moment de se réconforter en pensant aux économies qu'on a fait, tant financièrement que psychologiquement tellement la quête du cadeau unique se révèle être une vraie zigoulleuse de neurones. Puis il y a tous ceux qui se préparent mentalement à tenir le temps d'un dîner pour pouvoir récolter le fruit de leurs investissements en terme de pétales de roses par terre dans une chambre d'hôtel (ça existe les mecs comme ça?), ou encore de lingerie coquine offerte. Enfin n'oublions pas les plus stratégiques: ceux et celles là qui choisissent la semaine de 14 février pour demander «le temps de réfléchir», de «prendre une pause» (Atchoum!). Mais de quoi vais-je vous parler? Sûrement pas de l'amour, je ne parle que de ce que je connais. A vrai dire, à  ce que je ne me souvienne je ne suis jamais «fall in love» au point d'en arriver à passer des coups de fil 10 fois par jour, et de perdre mes moyens comme on voit avec les potes qui virent littéralement. La seule fois où j'ai vu les mecs autant changer, ce fut avec l'arrivée du slim où tu voyais un "Ricain" se pointer le lendemain avec un slim qui dévoilaient les brindilles qui lui servaient de jambes. Personnellement, je suis bien ravi de ne pas encore être passé par là. L'amour, le sentiment que 8 personnes sur 10 vous citeront comme le plus beau, fait pourtant autant de malheureux que d'heureux, alors moi Cupidon tant que je peux le semer, j'en profite.
Ce qui m'intrigue, c'est cette manière qu'ont les gens de prendre ce sentiment trop aux sérieux. Et dans ce domaine, la palme d'or revient à la gente féminine. Cette dernière s'y donne en effet à corps et âme perdue au point d'en souffrir après. Mais le plus drôle c'est la manière dont elles distribuent les rôles dans une relation. Les émotions relèveraient de la femme alors que pour l'homme, ce n'est qu'une affaire de sexe. On a parfois l'impression que le sexe, elles le font pour nous, et qu'elles n'y trouvent aucun plaisir. D'ailleurs à ce titre,  on savait déjà que les filles ne font pas caca, on sait maintenant aussi qu'elles ne baisent pas, elles «font l'amour» (même quand il s'agit du  premier soir).
En fait, en arrivant je pensais avoir grand chose à dire sur le sujet, mais j'ai finalement perdu le fil de mes idées et je sais plus ce que je voulais dire... Peut-être plus tard. (Mdr)

jeudi 11 février 2010

Playlist: in the Mix at this moment /// Actu Music: Lil wayne fuit la prison et Rihanna, notre plaisir des yeux ne sait pas winer oh

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playlist by blingcool

Les vacances commencent demain (une semaine seulement pour moi mais bon...), et c'est également le début des festivité à la façon de Blingcool le Blédard. Mais avant, petite mise à jour de sons pour tous ceux qui sont encore derrière comme les fesses parlant de l'actualité musicale, ou tout simplement pour ceux qui n'ont pas le courage de s'aventurer dans le parcours du chercheurs en "Brandnews". Bref la liste peut se voir allonger au fur et à mesure. 
Sinon toujours dans l'actu, Lil wayne, le génie moche, et accessoirement baiseur, faiseur d'enfants professionnel (4 enfants de mères différentes et avec peu d'écart sur les âge quand même, même chez nous en Afrique on voit pas ça), a réussi à reporter son incarcération qui devait avoir lieu courant février. Et ceci parce que tonton Weezy avait un abcès aux dents (fallait bien brosser toi aussi, Si seulement tout le monde pouvait fuir les keufs avec comme motif "dents pourris"...). Le boss s'était en effet fait condamner pour port d'arme illégal et avait accepté de plaider coupable et d'effectuer un an de prison ferme au lieu des quinze ans qu'il risquait en plaidant non coupable. En tout cas, comme on dit chez moi au Cameroun "Fait quoi, fait quoi, qu'il monte ou qu'il descende", il va quand même go au cachot (en prison) et va nous manquer, espérons qu'il nous ai fait pleins de tunes pour patienter, perso je ne sais pas comment il va faire pour tenir un an si vous voyez de quoi je parle. Sinon, autre news il a déjà bien du tourner aujourd'hui mais le nouveau clip de Rihanna la bombasse qui chante en direct comme une chèvre qu'on égorge est sorti : Rude Boy (déjà que le son n'est pas mal, c'est toujours notre plaisir des yeux!). Bon on ne va pas mentir, Rihanna a beaucoup mangé ces derniers temps, mais là n'est pas le problème. Le problème c'est quand elle essaye de nous faire des pas de dancehall, je veux dire pour une caribéenne c'est quand même l'affiche de pas savoir winer, et bouger non? On est obligé de mettre de faire des effets spéciaux pour nous faire croire qu'elle bouge son derrière! Ouch ( tricheuse, prends des cours chez Tantine Beyonce cousine!). Au moins on est sûre d'une chose: les tissages cheveux longs ne sont plus pour elle!  Sinon écoutez l'album de Sade, c'est de la crème. Non je ne l'ai pas écouté personnellement, c'est juste que je trouve ça stylé de dire que j'écoute de la soul, mais c'est surtout que tout le monde le dit (et qu'en général les avis sont unanimes sur cette beauté nigériane). La playlist est après la vidéo! Enjaillez-vous bien comme ils disent à Abidjan.

hip hop rnb
Rihanna - wait your turn

Jay-Z And Snoop Dogg - I wanna Rock official remix

Lil wayne ft Drake Nicki Minaj Lloyd - Bedrock

Jamie Foxx - Quit your job

Whitney Houston - Salute

J Holiday - Champion (The Anthem)

(Affaire à allonger)
Dancehall
01. Busy Signal – Food fi the Pot
02. Camille Davis – Another Sade Love Song
03. Elephant Man – Gal Yuh ave yuh own
04. Mr G – Guilty mouth
05. Version – Duck riddim

01. Beenie Man – Under curfew
02. Charly Black – Turn me on
03. D Angel – Come over
04. Flippa mafia – Naah lef him again
05. Mavado – House Top

GYAAD DEM RIDDIM

01. Assailant ft Flawless – Try nuh
02. Assailant – Pon di hustling
03. Bling Dawg – Pressure Dancehall
04. Busy Signal – Im so high
05. Chase Cross – the lordis my shepard
06. Flawless – working out there
07. Iyara – Chiney wine
08. K Queens – Fling it gi yuh
09. Kibaki – She's on fire
10. Marlon Binns – Who I wanna be
11. Nymron – Make sure dem dead
12. O.G – ma name
13. Shane O – If mi rass
14. version – Gyaad dem riddim

D.N.A RIDDIM

Part 1
01. Agent sasco – Jacket
02. Aidonia – Wine up yuh body
03. Beenie Man – Mount everest
04. Bugle – Dont need yuh Friendship
05. Buju Banton – G.A.L
06. Flippa Mafia – Grudge me
07. G Whizz – My Girl
08. Laden – Bike Ride
Part 2
01. Loui culture – Cant knock yuh gal
02. Mr Vegas – Let them tal
03. Natel – God sent
04. Spice – Back broad
05. Spragga benz – Style
06. Toi – understand
07. Vybz Kartel – Turn & Wine
08. Version – D.N.A riddim

couper décaler








samedi 6 février 2010

Maman depuis que le bidon de javel a disparu, tantine a encore changé de couleur! Blanchiment de peau : tu peux frotter jusqu'à fatiguer, ça ne part pas mon frère !

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Entre nous, de la même manière que la femme camerounaise est l’ambassadrice des A.C.M.B (Africaine Cherche Mari Blanc), de la même manière les zaïrois et zaïroises sont les ambassadeurs des P.N.A.D.C (Personnes Noires A Deux Couleurs) ou les « dégradés », « délavés ambulants », etc. (choisissez un vous laissez les autres).

Vous les reconnaissez facilement : à 10 km, ces personnes sont très claires de peau, mais il suffit de zoomer pour se rendre compte du leurre : Articulations et zones entre les doigts plus sombres que le reste du corps, et d’un sombre qui tire d’ailleurs vers le gris (Hein ? Je vous l’accorde). Et oui mon frère, ma sœur, il fallait bien frotter ! Et puis même, la couleur claire de leur peau n’est pas comparable à celle de personnes naturellement claires, ce qui donne un résultat assez« sale » qui nous pousse à se demander le véritable intérêt du décapage. Le terme qui résume ce viol visuel est court et simple: « GÂTE». En plus, tu as cette impression que tes yeux « déconnent » et qu’ils te renvoient l’image qui est en face de toi tel un écran d’un appareil oxydé (qui a pris l’eau), c’est-à-dire quand les couleurs, pardonnez l’expression « partent en couilles ». Quelque fois, certaines femmes ayant une forte pilosité, vous en verrez délavées et qui ont osé oublier d’enlever les quelques poils qui leur font office de barbe, on parle d’«Un tantine délavé ». Mais dans l’ensemble, on obtient des spécimens hors du commun, de quoi réclamer des panneaux, post-it « interdit aux âmes sensibles, aux afrocentriques et à tous amateurs de chocolat pur ». Sans vouloir tomber dans la vulgarité, je me suis toujours demander qu’est-ce qu’il en était du bas : la bangala (sexe masculin) et le Wawa (sexe féminin), car j’ai du mal à imaginer les énergumènes y appliquer leur « tchoko ». (Et je me suis également posé la même question quant à Bambi…).
La seule question qu’on a envie de leur poser est : « Il y a même quoi avec vous non ? Hein ? ». Mais francho, éliminez donc cette idée que c’est pour devenir blanc que l’on se décape. J’avoue c’est vrai, c’est tellement beau de pouvoir dire « tu as honte de ta couleur de peau… sois fier d’être noir… » (Au même titre que « je souhaite la paix dans le monde, atchoum ! ») Mais en fait c’est archi-faux. Vouloir être blanc et vouloir être clair de peau, ce n’est pas la même chose, sauf dans le cas de certains afro-américains. Cette croyance est à mettre dans le même panier que : « le blanc bronze pour devenir noir, le noir se défrise les cheveux pour ressembler au blanc… » comme je l’ai évoqué sur l’article sur les faux-cheveux. On doit alors mettre ça sur le compte de qui ? Si c’était l’européen, on vous aurait dit que cela vient d’une constipation de l’esprit qui date de l’enfance où ceux-ci n’ont pas eu leurs portions de manioc suffisantes mais des parents trop souvent absents, avec un père schizophrène… Tout cela pour justifier ce désir de se tremper dans de la javel et autres hydroquinones ou tout terme trop intellectuel mais très nocif pour ces individus. Et pourtant le responsable est là : la société africaine d'aujourd'hui (cf. colonisation?) et ses mœurs. Cela est peut-être une issue de la colonisation, mais les sociétés africaines se sont vues bouleversées par l’apparition de ce qu’on peut qualifier discrimination inter-noire.

blanchiment de peau

Et pour cela concernant le décapage chez la gente féminine, je voudrais ici faire un mea culpa de la part des hommes noirs. C’est vrai au pays, quand tu mises une go qui passe, tu regardes son fessiers (et si elle a la démarche qui le met en valeur, l’affaire peut te tuer), sa poitrine, mais si en plus elle a un tend chocolat au lait qui tend plus vers  métisse que vers café du Kenya, alors là tu tombes complètement  dans les mangues (pour africaniser une expression bien connue). C’est évident, malheureux et surtout pathétique, quand tu es trop noir, beaucoup ne te regardent pas autant qu'ils le font avec ces femmes claires. Vous pouvez évidemment nous blâmer, mais les tantines, c’est d’abord une histoire d’hommes et non d’hommes noirs. Les Brunes ont le même problème avec leurs hommes en Occident: la blonde attire toute l’attention, avant de se rendre compte qu’en fait elle est vilaine et que sa copine brune est une vraie bombe (ce qui bien sûr n’est pas toujours véridique, bien heureusement). Seulement, si on peut changer de coloration de cheveux autant que l’on souhaite, ce n’est pas la même pour la peau : nous ne sommes pas des serpents.

Quant à ceux qui ont un véritable complexe avec leur peau « trop cirée », « charbonnée » ou encore « carbonisée à gogo », je vais envie de prendre cette phrase à Tonton Chirac, faux-amis de l’Afrique : vous essayez « d’enculer une mouche ». Il est temps que le noir suscite aussi l’admiration quant à son physique (et pas seulement pour ses performances, physiques, artistiques et sexuelles). Cet été, sortons nos crèmes les plus efficaces et mettons-en plus qu’il n’en faut pour que l’on voit notre peau briller comme le verre à des Kilomètres (Dédicace au camerounais qui connaissent l’Huile de palmiste, mboan menyengue). Votre mission si vous l’acceptez, chers mélaninés à gogo : faire en sorte que la première de chose qui soit mise en valeur, soit votre peau, soyez chocolaté sucré, doré (Bon j’avoue là je me suis lâché hihihi).

N.B. Remarquons quand même que même en Europe, les filles au teint mate sont prisées. En fait, sans s’en rendre compte, noirs ou blancs, nous convergeons tous vers l’idéal au teint mate (je n’irai pas jusqu’à dire métisse de peur que les pro-métissages s’y reconnaissent) qui se rapproche de celui des maghrébin (les cousins faut en profiter vous aussi Tchip). 
N.B: Notez également que je n'ai pas voulu accentuer sur le fait que ces produits constituent un véritable danger car les gens le savent très bien de nos jours mais s'y aventurent tout de même. Qui cherche trouve, et ce n'est pas en leur parlant de la nocivité des produits qu'on arrive toujours à les convaincre.